Éditorial de la chronique

Editorial

Donne-moi à boire !…

Le dimanche 15 mars à la veille d’entrer plus avant dans le désert (du confinement), alors que nous sommes désemparés, inquiets, malades, retentissait le cri de Jésus : “Donne moi à boire !”

Et ce cri a résonné dans des églises vides !

Quelle situation paradoxale !

Paradoxe qui nous renvoie au pied de la croix de Jésus, où de nouveau, à l’heure de midi, abandonné, Jésus s’écriera : “J’ai soif!”

« Sur la Croix c’est Dieu lui-même qui mendie l’amour de sa créature:  Il a soif de l’amour de chacun de nous. » (Benoît XVI)

Voici Jésus qui frappe comme un mendiant aux portes de nos cœurs.

C’est bien son « style » !

 

Mais que mendie-t-il de nous, que pouvons nous bien avoir à lui offrir ?

Notre confiance et notre foi ! Jésus a soif que nous ayons soif de Lui ! Il a soif que nous ayons confiance en Lui, que nous le regardions avec la ferme conviction qu’il a les paroles de la Vie éternelle.

A la Samaritaine, Jésus s’est manifesté comme la Source de l’eau jaillissant en Vie éternelle. Au cœur des ténèbres de l’épidémie, brille une grande Lumière, une grande Espérance, le rappel que nous sommes faits pour la Vie éternelle, pour Dieu.

Qu’avec les Samaritains nos yeux s’ouvrent, que nous nous écrions avec eux : « C’est vraiment toi, le Sauveur du monde ! Donne-nous à boire ! »

 

Alors, recevant en nous l’eau de la grâce, nous recevons la vie de Jésus et l’inclination à vivre comme Lui Jésus a vécu. Il s’agit en effet de répondre à son amour en aimant à notre tour nos frères et sœurs comme lui même nous a aimés.

Et tout prend alors un sens, c’est ensemble, que nous sommes appelés à marcher vers la vie éternelle. Ainsi, bien que séparés par l’isolement du confinement, nous allons trouver mille moyens de nous mettre au service les uns des autres, à commencer par la prière !…  La prière est le moyen de puiser avec confiance à la Source d’eau vive et de demander au Seigneur de la répandre sur tous ceux qui sont seuls et dans l’angoisse, à l’hôpital, dans les Ehpad, malades et isolés, pour allumer la flamme de l’Espérance et de la confiance illimitée en la Miséricorde du Père.

 

«  Plus sa confiance est grande, plus l’âme reçoit. Les âmes d’une confiance sans borne me font une grande joie, car je verse en elles le trésor entier de mes grâces. Je me réjouis qu’elles demandent beaucoup, car mon désir est de donner beaucoup et de donner abondamment. » (A sainte Faustine)