Éditorial de la chronique

Editorial

“Regarde !


Il est là présent, ton Dieu, pour que tu Le regardes !”  Claudel, Ps 145

    Car Dieu est venu, et il a pris les traits d’un enfant, lui le dieu de l’univers, créateur des galaxies, dieu des armées, voici qu’il a pris le visage d’un tout-petit, d’un enfant désarmé, désarmant. Il quête notre amour, notre tendresse, notre confiance, notre adoration.

    Venu au cœur de notre nuit, il est là ! le Salut qu’il apporte, c’est d’abord sa Présence. Il est là, au cœur de nos vies, de nos épreuves, de nos solitudes, de nos joies aussi. “Dieu est le dieu du présent, tel il te trouve, tel il te prend !” (Maître Eckart) Il est là, présence qui attend d’être reconnue, présent qui désire être reçu.

Et quel est ce présent ? rien de moins qu’une déclaration d’amour !

“Comme le Père m’a aimé, moi aussi, je vous ai aimés, demeurez en mon amour.” Je suis venu habiter parmi nous, afin que vous établissiez à votre tour, votre demeure en moi. alors la vie changera de couleur, de terne et morose elle deviendra chaude et lumineuse réchauffée par le soleil de ma grâce, le sourire de mon Visage, ce visage qui reflète tout l’amour du Père et le rayonne….

Soleil de miséricorde,
Lève-toi sur ce monde qui t’appartient, Visage !
Crée la route ! et le chemin jusqu’à toi au travers de la diversité !
Au secours de la Confession, apporte, Seigneur, ton évidence!
Et le bonheur, quelqu’un est là pour me diriger,
De cette joie pour ne pas cesser qui est appuyée sur la justice !
La terre a donné son fruit !
A genoux, tous! que le bon dieu nous bénisse !

Paul CLAUDEL, Psaume 66