La première étape de cette technique est l’émaillage. L’émail est une sorte de poudre de verre, qui est mélangée à de l’eau suivant une proportion rigoureuse. La pièce de terre cuite est alors immergée dans ce bain d’émail pendant quelques instants. Une fois sèche, elle devient le support sur lequel s’exécute le décor. Le décor – seconde étape- se réalise essentiellement au pinceau à l’aide d’une palette d’oxydes ou pigments. Ils se présentent, eux aussi, sous forme de poudre à diluer. La couleur finale n’est donnée qu’à la sortie du four. Ainsi l’oxyde de cobalt est d’un noir intense quand on le pose ; il est bleu outremer après sa cuisson à 980°C !
Dans cette technique, il y a plusieurs façons de réaliser le décor. Nous utilisons principalement le « décor à la touche », qui se fait d’une multitude de coups de pinceau, d’un seul geste, sans reprise ni repentis. Les coups de pinceaux doivent être vifs et assurés car ils ne peuvent être effacés (ou bien il faut recommencer la pièce depuis le début !). Pour d’autres collections, nous employons la technique du « décor aquarellé » qui donne aux couleurs cette impression de légèreté propre à l’aquarelle.
Puis vient la seconde cuisson à 980°. Elle vitrifie l’émail et le décor qui deviennent imperméables. A la sortie du four, la pièce est prête à l’usage !
Nous espérons que notre travail monastique porte l’empreinte de l’harmonie et de la paix bénédictine qui apporte de la beauté au quotidien.