Chantier de septembre 2016

    Chers amis bâtisseurs,
    Nous voulons partager avec vous la grande joie de l’été : la première messe dans notre nouvelle église, présidée par notre évêque Monseigneur Jean-Marc Eychenne et de nombreux prêtres du diocèse. Une assistance nombreuse s’unissait à notre action de grâces : amis et ouvriers, artisans de cette magnifique réalisation.
    Depuis le 18 juillet, la cadence du travail s’était accélérée de façon remarquable et nous pouvions enfin entrer dans l’abbatiale le 6 août pour la fête de la Transfiguration du Seigneur, date qui nous tenait très à cœur, puisque l’année dernière nous célébrions les obsèques de Mère Marie-Véronique, qui avait tant désiré voir l’achèvement de l’église. Nous retrouvons avec bonheur l’autel d’Ozon et ses chandeliers, le grand calvaire et les tympans. Certes tout n’est pas terminé. Il manque encore une porte, les serrures et surtout les abat-sons. L’architecture dépouillée qui frappe les fidèles par la pureté des lignes, invite à la prière et à la paix. L’absence de décors et de reliefs par contre, rend l’édifice très résonant et apprivoiser l’acoustique devient le grand exercice de l’été. Nous apprenons l’existence des échos flottants, la nuance entre résonance et réverbération. Il s’agit d’adoucir les résonances sans enlever d’éclat au chant et à l’orgue. La grande difficulté est l’intelligibilité de la parole d’autant que les vacances estivales ont retardé le réglage de la sonorisation. Le bureau d’étude d’acoustique est revenu faire des mesures, nous sommes encore en phase expérimentale : fils de nylon, couvertures pour diminuer le phénomène d’écho, immenses tentures dressées sur le mur du fond. On cerne le problème mais la solution tarde encore. Il semble indispensable de faire des abat-sons derrière les stalles et leur mise au point est délicate. En attendant, nous devons adapter nos voix pour entrer dans l’harmonie de ce lieu sacré.
    Que devient l’ancienne chapelle ?
    Le moment est venu de lui donner son affectation définitive : le réfectoire, et cela nécessite quelques travaux. Des cloisonnements sous la tribune permettront la création d’un passage puis au-dessus l’aménagement des archives qui étaient provisoirement à un étage de cellules. Or il faut faire de la place d’ici la fin du mois d’octobre et des déménagements en chaîne pour libérer une cellule au noviciat. Nous devons faire face à tous ces investissements rapidement.
    Chers amis, nous avons encore besoin de vous. Selon la belle expression de Monsieur Vidal, notre plâtrier et ami, expert en art roman et bien d’autres choses encore, « un bâtiment est une histoire ». Cette histoire s’écrit avec vous. Dans un grand élan d’action de grâces pour tout ce qui a été réalisé jusqu’à la première messe dans notre belle église, nous sollicitons encore votre aide avec confiance et vous assurons de notre reconnaissance en présentant à Dieu toutes vos intentions. Que sa miséricordieuse bonté soit pour chacun ce soleil qui permet au vitrail de répandre sa lumière au fil des jours.